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    mardi, mai 23, 2006

    LE MYSTÈRE BUFFALO...

    Un extrait édifiant d’un article du très sérieux FAZ, le Frankfurter Allgemeine Zeitung, que vous trouverez d’ailleurs dans son intégralité tout à fait à la fin de ce BLOG (très antidaté, donc, mais en prime dans la langue d’origine, LOL !), qui tente avec difficulté de nous éclairer sur les origines de ces si belles et à la fois si étranges "chaussures", bien que comme cité à juste titre dans le texte, "Buffalos sind keine Schuhe, Buffalos sind eben Buffalos".

    (Une bonne copine à moi qui a posé dans ses plus belles "Wolkensohlen", j'espère que vous apprécierez...)

    "Le concepteur de la marque Buffalo se nomme Mick Conradi. C’est un grand blond frisant la cinquantaine, dont l’habillement évoque une nature d’artiste. Conradi dément cependant le qualificatif de concepteur. D’une part en raison du travail de ses nombreux collaborateurs, d’autre part du fait qu’il n’aurait fait que suivre une tendance (Trend) qui commençait déjà à se dessiner depuis quelques années, du moins pour quiconque doué du minimum de flair (Gespür) en la matière (...). Conradi, que le grand succès n’a touché que depuis peu, n’est pourtant pas un nouveau venu dans la branche. Mais ses débuts il y a environ vingt ans en tant que commerçant sont tout sauf conventionnels.

    La formation de Mick Conradi n’a de fait rien à voir avec le métier de chausseur : suivant en cela le vœu de ses parents, il se destinait au métier d’électro-mécanicien. Il s’aperçut cependant rapidement que les journées de huit heures (Achtstundentag) n’étaient "pas son truc". Il souhaitait voyager, ne pas se sentir contraint, et passer ses journées selon son bon plaisir (ce qui est notre souhait à tous, NB – Note du Blogger). À cette époque, il parcourut nombre d’endroits de par le monde, pour finalement se fixer à Mexico, où il apprit l'art délicat de la confection des Santiags (rahmengenähten Cowboystiefel, terme difficilement traduisible, N.B).

    Avec la somme de 350 Marks (environ 175 €), pratiquement l’intégralité de son capital, il fit ensuite paraître dans un journal l’annonce suivante : "Santiags à 99 Marks (50 €), prix imbattable par importation directe".

    À l’époque, il faut bien savoir que les Santiags étaient aussi populaires que les Buffalos aujourd’hui. Et Conradi avait déjà compris que la mode "Ado" (Jugendmode) était extrêmement dépendante de la musique, et des clips rattachés à celle-ci. La réaction à cette annonce pourtant modeste fut à proprement parler monstrueuse (überwältigend). Le magasin de Conradi, consistant en une simple chambre et à peine quelques paires d’avance, pouvait encore suffire quand il lui permettait, toutes les deux ou trois semaines, de traiter les commandes en attente, tout en lui laissant le loisir de voyager de par le monde.

    Au bout d’une vingtaine d’années pourtant, Conradi et son partenaire (qui s’était accru d’autant) étaient devenus les plus importants importateurs de Santiags de première qualité. C’est de cette époque que date le nom de sa firme : Buffalo. Il revint alors en Allemagne, à Wiesbaden, afin que ses principaux clients puissent enfin essayer in situ ses principaux modèles.
    Entre-temps hélas, la mode des Santiags commençait franchement à décliner, et le besoin se faisait ressentir de quelque chose de nouveau. Comment s’effectua, dans le détail, le tournant des Santiags aux Buffalos, c’est ce que Conradi est incapable d’expliquer (et zut, c’est justement ce qu’on voulait savoir, d’où le titre de cet article, N.B !).

    Toutes les Buffalos sont fabriquées en Espagne ou au Mexique, car en Allemagne, la même flexibilité aux mêmes coûts eût été impossible à atteindre (...). Conradi tient en outre à préserver le caractère exclusif de la marque : "Si on peut acheter des Buffalos dans n’importe quel magasin, chez n’importe quel marchand de chaussures, la séduction (Anziehungskraft) cesse d’agir chez les jeunes".


    Bon. Il s’agit d’une traduction libre de ma part, alors soyez indulgents ; comme le disait déjà Vialatte (à propos d’une nouvelle version de la Bible, style : "Et, du jour premier, l’aube il advint"), peu importe que le traducteur maîtrise parfaitement la langue d’origine, soyons-lui au moins gré d’écrire correctement le français... Quoiqu’il en soit, vous avez le texte original tout à fait au bout de ce BLOG, les germanistes pourront donc tout à loisir comparer (BUFFALO BOOTS (DEUTSCH)).

    Simplement deux remarques que m’inspire cet article :

    1) Conradi a tout à fait raison en ce qui concerne le caractère exclusif. Bon, c’est une politique qui n’est pas nouvelle, mais qui a fait ses preuves : le simple fait de se rendre dans un magasin sachant qu’il est l’UNIQUE dépositaire de vos envies et de vos rêves (en l’occurrence, le 3, rue de Turbigo, 75001 à Paris, qui vient d'ailleurs de fermer, sniff !) rend l’acte d’achat beaucoup plus excitant.
    Cependant, maintenant qu’Ebay existe, cette excitation est à mettre en balance avec cette autre, non seulement celle des enchères, bien réelle, mais aussi celle des très bonnes affaires. À titre d’exemple, mon record personnel, 4,49 Euros pour cette paire de Buffalos quasi neuves :

    2) En cette époque de morosité, toute velléité de fantaisie semble revue à la baisse. Prenez les trois grandes marques bien "allumées" de ces dernières années, Buffalo, Doc Martens & Fornarina (cette dernière hélas peu connue ici), et allez faire un petit tour aux Halles : c’est comme si un voile pudique et honteux s’était abattu sur toutes ces boutiques, comme si elles reniaient en fin de compte l’essentiel de tout ce qui avait fait leur célébrité. On se croirait à Shinjuku (pour mémoire, un quartier de Tôkyô tout à fait honorable dans la journée, et qui la nuit se transforme de façon complètement inattendue en un gigantesque sex-shop), mais à l’envers...

    En tous cas, Mr Mick Conradi semble revenir à ses origines, puisque si vous vous rendez sur la dernière mouture du site officiel de Buffalo, BUFFALO BOOTS, la plupart des prétendues news consistent précisément en... Santiags (de fort bonne qualité, d’ailleurs, là n’est pas la question).


    Seigneur, par pitié, redonnez-nous un groupe genre Spice Girls, que toutes les filles (et les garçons aussi, merci pour eux !) se mettront à copier pour notre plus grand plaisir !!!

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    3 Comments:

    Anonymous mael said...

    he bin !!! je vais dormir moins con ! comme tu le dis si bien ! tres interessant ! moi qui croyais qu ils etaient en train de commercialiser les santiags jsute par effet de mode !

    dimanche, 07 mai, 2006  
    Blogger Dora said...

    PUTAIN, je suis tellement heureuse de lire l histoire de buffalo! Ct introuvable! Je suis etudiante en marketing de mode, et je fais un projet sur "comment relancer Buffalo"..donc je cherche intensivement des infos!

    vendredi, 15 mai, 2009  
    Blogger Vincenttheone said...

    Pas de problème...
    On va se voir un de ces quatre, de toutes façons !

    samedi, 16 mai, 2009  

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